Ecrire c’est sublimer la réalité.
On peut utiliser de grands mots pour de petites choses, de petits mots pour de grandes choses, exagérer un trait, passer un autre sous silence, surdimensionner une émotion, simuler un sentiment, donner à deviner une pensée, atténuer une souffrance, magnifier un être, faire prendre corps à un rêve… Le récit est subjectif, soumis à l’humeur du créateur lorsqu’il se livre et à celle du lecteur lorsqu’il s’abreuve.
Alors, visiteur de l’instant, n’oublie pas que ta lecture est un reflet, que chacun à sa réalité, que les choses se meuvent au gré du temps, qu’une vérité est instantanée et changeante. Ne juge pas au gré de ton interprétation, mieux encore: ne juge guère.